| |
L’Agence Française de Développement présente son rapport d’activité 2007
Par Lisa Tormena
En septembre 2000, les États membres de l'ONU ont signé une déclaration qui contenait huit objectifs à atteindre d’ici à 2012, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Mais comment arriver à réduire de moitié la pauvreté, à assurer un environnement durable, et une éducation primaire pour tous ?
L’Agence Française de Développement (AFD), établissement public au service du financement du développement et "au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres", travaille depuis plusieurs années pour y arriver. Son Directeur général, Jean-Michel Severino, a présenté le mercredi 14 mai au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère le rapport d’activité 2007 de l’Agence, en annonçant en particulier une forte croissance de l’engagement en faveur du développement durable.
En partant de ses trois missions (soutien à la croissance économique, lutte contre la pauvreté et les inégalités économiques et sociales et protection des bien publics mondiaux), les montants engagés par l’AFD en 2007 se sont élevés à 3,5 milliards d’euros (plus 13% par rapport à l’année précédente). Des engagements qui ont permis "l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes, la scolarisation de 4,7 millions d’enfants, l’efficacité énergétique à travers l’économie de 2,7 millions de tonnes de CO2, le raccordement de 22,5 millions de personnes à un réseau de télécommunications, la prise en charge de 2,2 millions de personnes malades, des projets d’appui à l’agriculture pour 6,5 millions de personnes, et l’économie de 114 millions de m3 d’eau potable par jour", peut-on lire dans la présentation du bilan.
Il s’agit des chiffres imposants qui n’ont pas, toutefois, le pouvoir de nous raconter comment et combien la vie de millions de personnes a été améliorée grâce aux aides financières. "Les objectifs que nous nous sommes fixés sont accompagnés d’une véritable obligation de résultat. C’est pourquoi nous enregistrons les impacts réels de notre action", a rappelé Jean-Michel Severino. Et ces impacts sont vraiment notables. La phrase clé est "chercher les instruments appropriés pour résoudre des problèmes précis". Donc, pour chaque action, pour chaque projet financé, l’impact est soumis à un monitorage par l’AFD.
40% des subventions (aux États, mais aussi aux acteurs non souverains comme les collectivités, entreprises et ONG), ont été consacré à l’environnement, à la préservation des ressources naturelles, à l’eau et aux assainissements. Indication de l’importance que la protection et l’exploitation soutenable des biens publics mondiaux a pour l’AFD. Quant aux territoires, 80% des activités de l’AFD se concentrent sur l’Afrique, la zone plus pauvre, et le Moyen-Orient (46% Afrique Subsaharienne, 34% Maghreb et Moyen Orient). Les 20 % restants se partagent entre l’Asie (14%), l’Amérique Latine (4%) et les zones du Océan Indien et Pacifique du Sud (2%).
Les bénéficiaires des subventions et des prêts de l’AFD et de Proparco (filiale de l’AFD, qui en détient 68%, spécialisée dans le capital, les investissements, les prêts et les garanties) sont pour un tiers les États et pour presque un autre tiers les collectivités et les établissements publics.
Mais l’Agence regarde vers le futur. En février 2008, une nouvelle initiative pour la croissance économique du secteur privé en Afrique a été lancée. Selon le projet, elle permettra de soutenir 2000 entreprises et de créer plus de 300.000 nouveaux emplois.
Les activités et les engagements de l’agence ont doublés en 8 ans et, en considérant ses résultats, on ne peut qu’espérer que ce parcours ne s’arrête pas.
|
 |
|