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L’Afrique se cherche toujours
Paul Biya, Abdelaziz Bouteflika : même combat, même objectif
Par Youcef Zirem
Qu’est ce qu’il y a de commun entre Paul Biya et Abdelaziz Bouteflika ? Tous deux veulent modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir.
Au Cameroun, de violentes émeutes ont eu lieu pour exprimer le mécontentement de la population devant la cherté de la vie et la stagnation politique.
En Algérie, un pays riche mais dont la majorité de la population vit dans une misère effrayante, des émeutes ont lieu chaque mois, dans une ville ou une autre. Le malaise social est à son paroxysme : les fonctionnaires ont bravé l’interdiction "juridique" pour organiser un immense mouvement de grève, en dehors de l’UGTA, le syndicat du pouvoir.
Une importante organisation internationale, la Brookings institution, vient de classer l’Algérie parmi les pays les plus faibles du monde : incapable de concevoir une stabilité politique, incapable de protéger ses citoyens, incapable de leur offrir des conditions de vie décentes. C’est dans cette ambiance fiévreuse et devant l’avenir incertain qu’un groupe d’intellectuels algériens a lancé un appel contre la révision constitutionnelle. Des journalistes de renom, des écrivains importants (tels Boualem Sansal, Nabile Farès ou Abed Charef), des médecins, des avocats, ont signé une pétition pour tenter de barrer le chemin à un troisième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Une liste de 121 personnes de cette action de contestation a été publiée par le quotidien algérien El Watan et désormais un site internet (www.respecterlaconstitution.com) a été mis sur place à cet effet. Mais rien n’est acquis d’avance en Algérie où les médias lourds sont au service du pouvoir et où le DRS, l’ancienne sécurité militaire, domine tous les rouages politiques et sociaux du pays.
> Ecoutez le coup franc de J. Rémy Ngono contre Paul Biya! |
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