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Témoignage
Céline Guyot : "Les violences sexuelles faites aux femmes ne sont pas reconnues comme persécutions politiques en France".
Par Léon Kharomon
Invitée à expliquer le cas de femmes violées demandeuses d’asile en France, Céline Guyot, jusriste et membre de GISTI, Groupe d'information et de soutien aux immigrés, raconte "la galère" de cette femme de Bukavu, sud-Kivu ( Est- RDC) qui s’est vu refuser le droit d’asile par l’OFPRA ( office français de protection des réfugiées et apatrides) au motif que les violences sexuelles ne sont pas reconnues comme persécutions politiques.
Pour Céline Guyot, cette femme a subi une "deuxième persécution par un déni total de protection". Elle pense que la France devrait pourtant accorder une protection très large à ces femmes "témoins vivants" d’un drame dont on parle peu, au moment où l’OFPRA enregistre une baisse globale de 30% de demandes d’asile.
Les soldats rwandais Tutsi, alliés au général dissident Laurent Nkunda et les Interahamwe (milices hutus présumés génocidaires) utilisent régulièrement le viol des femmes congolaises comme "arme de guerre", tantôt pour punir les populations locales d’avoir signalé leurs positions aux forces gouvernementales et à la Monuc, tantôt comme change à d’autres sévices corporels encore plus cruels. Mais, souvent, pour assouvir leurs bas instincts.
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