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Fête de l’Huma Bonheurs, rencontres, mélodies et questionnements
Par Youcef Zirem
Il est des rendez-vous qui apportent toujours de la joie et des interrogations. La fête de l’Humanité en fait partie. Cette année, même le beau temps est venu accompagner les nombreux visiteurs, habituels ou pas, de cette manifestation, devenue, avec le temps, incontournable.
Bien sûr, on ne peut pas tout voir ; on ne peut pas assister à tous les débats qui s’y organisent. Mais avec un peu de gymnastique, on arrive, quand même, à joindre l’utile à l’agréable : s’amuser et rester à l’écoute des uns et des autres ; de ceux qui parlent de l’avenir immédiat de la France, comme cette marche prochaine de contestation sur l’Elysée ou bien ceux qui racontent leur pays lointain ou proche, qu’ils soient de Colombie, de Cuba ou d’Algérie.
La force de la fête de l’Huma ce n’est pas seulement sa richesse musicale incomparable (cette fois, on a même eu une performance hors du commun de l’un des membres de Supertramp,
un groupe de légende qui se reformera, peut-être, l’année prochaine, après des années de disparition), c’est aussi les retrouvailles de tous ces militants de gauche venus des quatre coins de France. Chaque région de l’Hexagone vient avec ses spécificités et offre au visiteur ce qu’elle a de meilleur. Cela peut-être parfois, une bonne cuisine, un bon vin ou encore une bière particulière, à l’instar de la bière du chti. Les écrivains connus ou peu célèbres dédicacent leurs livres dans une ambiance détendue et engagent parfois avec les lecteurs des discussions interminables.
Représentante de Palestine à Paris, Hind Khoury a profité de cette occasion, pour lancer, encore une fois, un cri au reste du monde pour dire l’enfer que vit au quotidien son peuple. A l’invitation d’une association pour la paix dans le monde, HInd Khoury a répondu, lucidement et toujours avec le sourire, aux nombreuses questions posées par une
assistance qui, visiblement, connait bien la situation en Palestine. Dans le même stand, le fameux mouvement La Paix maintenant (Shalom Arshav), faisait savoir qu’il venait de fêter ses trente ans. Ecrivain, nouvelliste, militant des droits de l’Homme et de la cause féminine, Makhlouf Baouich a raconté, dans le stand de la Kabylie, son parcours difficile dans son pays, l’Algérie, où il a été plusieurs fois emprisonné pour son combat politique et identitaire. Dans le même stand, Ferhat Mehenni, leader du MAK
(Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) est très sollicité. L’ambiance de la fête kabyle prend le dessus sur le débat ; les rythmes endiablés du folklore kabyle attirent filles et garçons, de toutes nationalités, qui entament une danse interminable et rendent la circulation des personnes, à ce niveau, un peu difficile. Ce n’est pas un problème : la fête de l’Huma c’est aussi ça !
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