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Prix du premier roman Le Manuscrit-Métro 2007
Un espoir pour les femmes irakiennes ?
Par Maha Hassan
Le magazine Marianne a publié un article sous le titre "il y a pire qu’être irakien…être irakienne", la semaine du 16 mars 2007. Le 29 du même mois, l’édition le Manuscrit et le journal Métro ont remis le prix du Premier Roman à une écrivaine irakienne, Nidhal Marsoumi pour son livre "Lutchy". Nous pouvons dire donc que la chance se met à sourire pour les irakiennes et, pourquoi pas, pour les femmes orientales.
Nidhal Marsoumi est née à Bagdad, où elle a étudié le français. Elle a du quitter le pays après son mariage, car son mari a été expulsé du pays par Saddam Hussein. Ils élisent domicile en Europe. Nidhal parle aussi l'arabe, l'anglais, et l'allemand.
Il semble que l’injustice politique, le vagabondage et le malheur qui nous obligent à certains choix, à s’enfuir, à souffrir… donnent d'autres occasions, comme si la vie était assez intelligente pour s’équilibrer ; elle fait souffrir mais elle donne encore ; il semble que la vie est juste, car être irakienne est une grande souffrance, et être une femme orientale est toute une histoire…
En tant qu'écrivaine en exil, ce prix m'encourage, me donne plus d’espoir ; la chance est peut-être de notre côté, du côté des femmes orientales. La France est peut-être capable de nous rendre tout ce qui nous a été pris.
Nous sommes nées dans l’obscurité absolue ; au Moyen Orient les écrivains sont écrasés parce qu'ils sont écrivains et les femmes sont écrabouillées parce qu'elles sont femmes ! Là-bas n’y pas pire qu’être une femme, surtout si on exerce une activité intellectuelle, car le destin des femmes est déjà tout tracé même avant leur naissance ; elles doivent suivre le plan comme toutes les consœurs : la femme est faite pour faire satisfaire l’homme, elle est un objet pour lui, elle n'a pas d'utilité autre.
Être femme dans l’exil peut être une chance selon les occasions que donne un pays comme la France. Être écrivaine en exil est une qualité selon ce prix, le Prix du Premier Roman, qui existe depuis 2003, et dont Marc Lévy était le parrain cette année. Mais être une femme orientale reste toujours le symbole d'un destin malheureux.
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