Samy

La MDJ a mis en place l’opération Renvoyé spécial menée conjointement avec le CLEMI (Ministère de l’Education Nationale). Les journalistes exilés vont à la rencontre de jeunes lycéens partout en France pour parler de leur expérience et les sensibiliser à la cause de la liberté de la presse et de la défense des démocraties.

Les pré-inscriptions pour l’année scolaire 2018/2019 ont été ouvertes jusqu’au 5 octobre 2018.

Pour la saison 2018-2019, la Maison des journalistes a reçu environ 300 dossiers.
La participation a été donc limitée à 42 lycées.

Pour connaître la liste des établissements retenus pour l’édition 2018-2019, cliquez ici

La sélection des établissements retenus pour l’édition 2018-2019 a été dévoilée le 8 novembre 2018 sur le site de la MDJ et par email. 

Exceptionnellement, la liste des lycées de la région l’Île-de-France sera communiquée plus tard : le jeudi 29 novembre 2018 sur le site de la MDJ et par email.  

Pour télécharger la brochure, cliquez ici.

Depuis sa création en 2006, ce programme rencontre un vif succès auprès des établissements scolaires des différentes régions de France, y compris les territoires d’Outremer. Plus de 10 000 élèves ont ainsi pu entendre le récit de ces journalistes et échanger avec eux.

06RenvoyeSpecial51259Presque 110 rencontres se sont tenues sur 2016-2017, dont 10 (une a été malheureusement annulée) pendant la 29 ème Semaine de la presse et des médias dans l’école, du lundi 19 au samedi 24 mars 2018. Environ 3100 élèves de 19 académies sont concernés.
Des journalistes syriens, tchadiens, afghans, soudanais, iraniens, algériens ou encore ouzbeks viennent exprimer devant les élèves la difficulté d’exercer leur métier dans leur pays d’origine.
D’une richesse exceptionnelle, ces rencontres offrent aux élèves un contact direct avec l’actualité, un témoignage qui permet d’incarner des concepts souvent abstraits, une prise de conscience de l’importance de la liberté d’expression et de la pluralité dans les médias.

En rouge, les départements qui ont enregistré des rencontres Renvoyé Spécial entre 2006 et 2018.

Ci-dessous, l’édition 2017-2018 en quelques chiffres :

  • 12e édition
  • Plus de 250 demandes d’intervention
  • 107​ ​débats dont 11 lors de la SPME (le nombre total des rencontres a augmenté de +155% par rapport à l’édition 2016/2017 et de +218% sur le programme 2015/2016)
  • Environ 3100 élèves impliqués
  • 33 journalistes intervenant dont 9 femmes, 15 Africains et 18 Asiatiques
  • 3 langues d’intervention : Français (19 intervenants), Anglais (10), Arabe (4)
  • 19​ académies de la France métropolitaine

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2017-2018, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2016-2017, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2014-2015, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2013-2014, cliquez ici

 

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Cliquez sur les liens ci-dessous

pour lire la revue de presse des différentes éditions du projet :

 

 

2018-2019

2017-2018

2016-2017

2015-2016

2014-2015

2013-2014

2012-2013

2011-2012

 

Remplir le formulaire d’évaluation « Renvoyé Spécial » : Formulaire d’évaluation

 

DEPUIS 2016, TROIS NOUVEAUX PROJETS

> RENVOYÉ SPÉCIAL PJJ

logo-rs-pjjEn partenariat avec le Ministère de la Justice et le Ministère de la Culture et de la Communication, Renvoyé Spécial PJJ s’adresse aux jeunes placés sous protection judiciaire pour les aider à décrypter les sources d’informations, à mieux s’informer, ainsi qu’à les amener à s’ouvrir aux médias, à d’autres mondes, d’autres pays et bien à être conscientes de l’importance de la liberté de la presse et d’expression, ainsi que des valeurs du vivre ensemble. Pour en savoir plus, cliquez ici

> RENVOYÉ SPÉCIAL – Île-De-France

La Maison des journalistes accueille de plus en plus de professionnels de l’information qui sont aussi par ailleurs écrivains. Elle entend mettre en avant leurs compétences littéraires dans les rencontres Renvoyé spécial-IDF. Il s’agira, en plus du témoignage fourni sur le parcours d’exil, la situation de la presse et de la liberté d’expression dans le pays d’origine, de réaliser avec les lycéens des activités autour de leurs publications.

Cette action innovante sera initiée dans 10 établissements scolaires de la Région Ile-de-France. Tous les départements sont visés. Cependant, une attention particulière sera accordée aux établissements scolaires de la très grande couronne. Les enseignants bénéficieront de l’encadrement de la Maison des journalistes pour la préparation des rencontres et de leur exploitation pédagogique.

Un projet réalisé grâce au soutien de la région

> RENVOYÉ SPÉCIAL – Haute-Garonne

La MDJ a lancé l’opération Renvoyé spécial HauteGaronne dans le cadre du dossier Parcours laïque et citoyen 2016-2017, projet adressé aux collégiens qui a été sélectionné par le Conseil départemental de la HauteGaronne.

Une rencontre avec une journaliste de la Maison des journalistes a été organisé au Collège La Prairie de Toulouse (31) le vendredi 24 mars pendant la Semaine de la Presse et des Médias dans l’Ecole.

RENVOYÉ SPÉCIAL SPIP – MAIRIE DE PARIS

RENVOYÉ SPÉCIAL CLUB DE PRÉVENTION DU XI et XII ARRONDISSEMENT

RENVOYÉ SPÉCIAL VAL DE MARNE

RENVOYÉ SPÉCIAL SEINE-ET-MARNE

RENVOYÉ SPÉCIAL ICORN / MAIRIE DE PARIS

RENVOYÉ SPÉCIAL Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) / PAS DE CALAIS

 

Institut de Droits de l’Homme et de la Paix de Caen, Fédération française des Clubs UNESCO

 

À l’occasion d’un stage de citoyenneté, des jeunes encadrés par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) du Val d’Oise ont été accueillis dans les locaux de la Maison des journalistes, jeudi 12 juillet. Accompagnés par des professionnels, ils ont échangé avec le journaliste et activiste soudanais Mohamed Al Asbatt et les membres de l’association. Un événement rendu possible dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial PJJ, en partenariat avec la Direction Territoriale PJJ du Val d’Oise et grâce au soutien de son équipe.

©Vivien Picouleau

Âgés entre 15 et 18 ans, dix jeunes ont participé au stage de citoyenneté organisé le 12 juillet dans les locaux de la MDJ en partenariat avec la Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) du Val d’Oise. L’objectif de de type de rencontre est d’aider les jeunes à mieux s’informer, découvrir de nouvelles cultures, s’intéresser à d’autres pays et à avoir conscience de l’importance de la liberté de la presse dans nos sociétés. Au programme ce 12 juillet : visite de l’association, présentation de l’équipe et rencontre avec un ancien résident de la MDJ. Point culminant de cette matinée, cet échange a permis aux participants de mieux comprendre les obstacles rencontrés par certains journalistes à l’étranger, leur rôle dans nos sociétés mais également à l’importance des valeurs démocratiques.

Après avoir adressé un mot de bienvenue aux jeunes à leur arrivée, la directrice de la MDJ, Madame Darline Cothière a laissé la parole à Mohamed Al Asbatt. Au Soudan, pays classé 174ème au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, ce journaliste fait face à de nombreuses difficultés et menaces pour avoir exercé sa profession. Son travail dérange et lui vaut plusieurs séjours en prison. Contraint de quitter son pays, Mohamed Al Asbatt trouve refuge en France en 2015 après un périple dans la clandestinité.

Ce 12 juillet, à la présentation de ce parcours, le journaliste a devant lui un auditoire très attentif. Les questions sont d’ailleurs nombreuses : « Avez-vous des regrets ? », «Dans quelles conditions êtes-vous arrivé en France ? », « Pourquoi avoir continué à informer dans ce contexte ? ». En anglais et avec l’aide d’une interprète, Emilie Delwarde, le journaliste a pris le temps de répondre à chacune d’entre elles. Un échange qui a marqué les jeunes présents dans la salle. 

Le témoignage du journaliste a permis d’engager avec eux une discussion sur la démocratie, les libertés ou encore le respect des droits de l’Homme. Elle s’est d’ailleurs poursuivi au-delà de la rencontre comme en témoigne Madame Atika Azeddou, éducatrice de l’Unité Éducative en Milieu Ouvert (UEMO) de Sarcelles : « Après la rencontre, sur la route du retour le dialogue a continué. Il y a eu des échanges sur : est-ce que l’on peut se battre pour des idées ? Est-ce que c’est bien ? ». 

Cette rencontre a permis également aux jeunes d’échanger avec le journaliste sur la situation des libertés fondamentales en France et dans le monde.  « Ce témoignage m’a permis de découvrir ce qu’il peut se passer dans d’autres pays » raconte un des jeunes.

« L’histoire de la prison et l’évocation de la cellule dans laquelle on ne pouvait pas être allongé les a beaucoup marqué » ajoute Madame AZEDDOU. Cet événement « leur apporte une ouverture d’esprit, les amène à réfléchir sur ce qui peut se passer ailleurs. Le fait que l’on puisse les amener à la MDJ,  leur permet d’observer la différence entre ce qui se passe en France et dans d’autres pays et le manque de liberté qui peut exister ailleurs.» Au moment de conclure cette rencontre, le journaliste les a d’ailleurs invité à entretenir cette curiosité vis à vis du monde qui les entoure. Les jeunes eux, ont été nombreux à saluer son travail et son combat : «Son courage et sa persévérance m’ont frappé. Continuez et bravo à vous ! » écrit l’un d’entre eux.

 

Le mercredi 11 juillet, des adultes placés sous main de justice sont allés à la rencontre de l’équipe et des professionnels de la Maison des journalistes. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) et la Ville de Paris, initié en 2018.

© Vivien Picouleau

Pour la première fois depuis le début de sa participation au programme Renvoyé Spécial, le journaliste syrien Salah Al-Ashkar a présenté son parcours auprès d’un public exclusivement composé d’adultes. Dans le cadre d’un partenariat avec le SPIP et la Mairie de Paris, la MDJ organise depuis 2018 des rencontres destinées à sensibiliser ces bénéficiaires aux problématiques liées à la liberté de la presse et aux libertés fondamentales.

Pour cette nouvelle édition, les participants ont été accueillis dans les locaux de la MDJ par la directrice, Madame Darline Cothière. Une visite des lieux a permis à chacun d’entre eux d’en apprendre davantage sur cette association.

Le 11 juillet, la rencontre avec le journaliste syrien Salah Al Ashkar a été le moment clé de la visite. Témoin de la guerre en Syrie et de ses ravages à Alep, son parcours a permis d’aborder avec les participants la géopolitique, la situation de la presse dans ce pays mais également la complexité du conflit qui fait rage dans cette région.

Diplômé en Finance, Salah s’initie au journalisme en 2011. Sur le terrain, il relate et filme les manifestations pacifiques à Alep, organisées pour protester contre le régime de Bachar Al-Assad. Le journaliste réalisera plusieurs reportages sur la situation à Alep à partir de cette date. Après un séjour en prison, le journaliste choisit de travailler sous pseudonyme pour échapper aux radars du pouvoir en place et à la censure. « Salah Al-Ashkar » devient alors son nom d’emprunt. En 2016, il est contraint de s’exiler en France.

Cette rencontre est l’occasion pour les personnes présentes à la MDJ, d’entendre le témoignage d’un journaliste qui a vécu en zone de guerre et de découvrir son travail. Sollicité par plusieurs médias lorsqu’il est en Syrie, il a réalisé plusieurs reportages avec des chaînes francophones. Ses vidéos et son récit ont pu illustrer, pendant cet évènement, son combat pour la liberté d’informer, une liberté pour laquelle il continue à se battre.

« Le témoignage de Salah nous aide à ouvrir les yeux sur la situation critique du journalisme dans certaines zones du monde » écrit l’un des bénéficiaires à l’issue de la rencontre. Le parcours du journaliste est également pour lui porteur d’un message d’espoir. « Ce qui me frappe c’est que malgré les menaces, la prison et la pression, il ne cesse de crier haut et fort son mécontentement. J’aimerais vous remercier pour votre combat pour la liberté ». Une ancienne détenue présente à la rencontre ajoute : « J’ai beaucoup appris sur le journalisme et la Syrie. Je lui souhaite beaucoup de courage et de continuer dans cette voie».

L’équipe du SPIP présente ce jour-là salue également l’intérêt de cette rencontre dans le cadre de ce partenariat : «Il s’agit d’une confrontation directe avec la réalité. L’absence de haine de la part du journaliste m’a également frappé ». Une éducatrice ajoute : « Les témoignages de ces journalistes sont importants surtout auprès d’un public jeune et fragile. Ils illustrent la notion d’engagement ».

 

Deux journalistes de la  Maison Des Journalistes sont allés à la rencontre des jeunes de l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Porcheville. Ces évènements ont été organisés dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial PJJ, avec le soutien du ministère de la Culture et du Ministère de la Justice.

Le jeudi 17 mai 2018, le journaliste René DASSIE et Lisa Viola Rossi, chargée de communication et sensibilisation de la MDJ, se sont rendus dans l’EPM de Porcheville. Premier volet des rencontres organisées avec l’établissement pénitentiaire en 2018, cet évènement a permis aux jeunes détenus d’en apprendre davantage sur le métier de journaliste.

D’origine camerounaise, René DASSIE a travaillé pour plusieurs titres de presse écrite. Auteur de plusieurs articles jugés compromettants par l’armée au Cameroun, il est contraint de fuir son pays en 2003. Son témoignage auprès des jeunes de l’EPM a ainsi été le fil rouge d’une discussion sur la corruption, les inégalités, la violence mais aussi l’emprisonnement. Cet échange a permis aux jeunes de comprendre les risques liés à l’exercice du métier de journaliste, le départ précipité du journaliste vers la France mais aussi les difficultés qu’il a su surmonter.

Le 5 juillet, c’est le journaliste syrien, Raafat Al Ghanem qui a conclu cette série de visites. Sa présentation a permis de revenir avec les jeunes sur la complexité du conflit qui fait rage en Syrie depuis 2011.

 

Mardi 19 juin, les lauréates du prix pour la liberté de la presse, organisé par la fédération française pour l’UNESCO ont visité la Maison des journalistes. A cette occasion, deux journalistes étaient présents pour les accueillir. 

Elèves au collège Philippe de Commynes à Tours, les gagnantes du concours pour la liberté de la presse sont venues à la Maison des journalistes pour en apprendre davantage sur la liberté d’informer. Accompagnées par leurs professeurs et une délégation de la fédération française pour l’UNESCO, elles ont pu rencontrer des résidents de la Maison et échanger avec eux sur leurs parcours.

L’après-midi a débuté par une visite des locaux, l’occasion d’aller à la rencontre des journalistes présents dans ce lieu. Deux d’entre eux, se sont installés dans la salle de réunion de l’association pour présenter leur histoire et leur engagement.

 

Diyar Shareef, journaliste originaire du Kurdistan irakien et Moratza Behboudi, d’Afghanistan ont ainsi répondu aux nombreuses questions des trois élèves. « Auriez-vous préféré faire un autre métier ? », « Avez-vous été menacé? ». Les deux professionnels ont apporté un éclairage sur chacune d’entre elles et sont revenus sur les raisons de leur exil. Aucun d’entre eux n’a exprimé de regret sur leur profession. Malgré les difficultés et la singularité de leur parcours, le combat pour « la liberté » est une de leur motivation commune.

 

Le mercredi 13 juin, la journaliste soudanaise Mai OSMAN est allée à la rencontre des élèves du lycée la Tournelle de la Garenne-Colombes. Cet événement a été organisé dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial, en partenariat avec le Clemi et Presstalis. Il a également bénéficié du soutien de la région Ile-de-France.

La journaliste Mai Osman a été chaleureusement accueillie par l’équipe pédagogique à son arrivée au lycée La Tournelle, situé dans l’académie de Versailles. Dans le cadre de l’opération Renvoyé spécial, elle a échangé pendant deux heures avec les élèves de l’établissement sur la situation de son pays d’origine et son parcours.

Originaire du Soudan, Mai Osman a travaillé pour plusieurs médias de presse écrite et de télévision. À travers ses reportages, elle a enquêté sur le travail des enfants en zones de guerre. En situation de forte précarité, nombreux sont ceux  qui risquent leur santé et leur vie en travaillant pour des industries du pays à un âge où ils devraient aller à l’école. Une réalité que la journaliste a souhaité dénoncer et qui lui a attiré les foudres du gouvernement. N’étant plus en sécurité dans son pays, elle a été contrainte de s’exiler.

Lors de cette rencontre, le parcours de la journaliste est ainsi devenu le fil conducteur d’une discussion sur l’histoire, la politique, la situation des droits de l’homme et bien sûr celle de la liberté de la presse au Soudan.  Un témoignage poignant, qui comme le montre les réactions des élèves à l’issue de cette rencontre, permet de mieux comprendre la censure dans ce pays et l’importance du droit à l’éducation:

« J’ai compris à travers le témoignage de la journaliste, l’importance et la signification du mot liberté. »

« Cette rencontre m’a ouvert l’esprit et m’a permis de découvrir ce qui peut se passer dans d’autres pays du monde ».

« L’histoire de la journaliste m’a frappé et touché. Elle raconte une réalité alarmante ».