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Le cœur de Maha
Le printemps kurde
Par Maha Hassan
Depuis toujours, même peut être avant ma naissance, j’adore tout ce qui est mélange. Je n’aime pas le spectacle unique, j’adore la diversité, dans tout.
Quand je fais la cuisine, je mélange pleins d’épices. Quand je lis, j’écris, je n’ai pas qu’une seule ligne directrice pour le faire. Et j’ai des amis de toutes les tendances et de toutes les origines.
A Alep, et dans les provinces kurdes, j’adorais, toute petite, les bazars.
C’était le plaisir des yeux.
A Paris, j’ai connu et adoré, et j’adore encore, les brocantes. C’est encore un plaisir extra des yeux.
A Amsterdam, j’ai visite l’Académie des Beaux Arts, et l’Art plastique m’a bouleversé.
Il y a une soif en moi de spectacles changeants… variés… j’adore la mosaïque, qui peux jouer avec plusieurs couleurs et genres de pierres.
C’est cela le printemps kurde. Une robe faite de toutes les pierres idéologiques, sociales, culturelles et artistiques. Tous sont là, oublient les différences. C’est la fête, le pardon. Et en plus, encore une fois, le plaisir des yeux.
Tout se mélange. Les pauvres avec les riches, la gauche avec la droite. Les hommes avec les femmes, les grands avec les petits… dans la fête, rien n’est interdit. Chacun laisse ses remarques de côté, personne ne se souvient des défauts, c’est la fête, on oublie tout, pour lui faire honneur.
Le jour de la fête kurde, le 21 mars, les kurdes commencent la nouvelle année. Pas de tradition qui empêche la liberté des filles et des garçons, ni de religion qui peux le faire, ni de débats politiques qui séparent les gens … il n’y a que la joie kurde.
Pour moi, c’est la première année que je commence à Amsterdam.
Hier, la police syrienne n’a pas laissé la joie kurde se perpétuer. Elle a ouvert le feu contre les civils, la fête est gâchée… La fête était stoppée… Il n’y avait plus que des victimes qui demandaient du secours. Apparemment, les Kurdes n’ont pas droit à la joie.
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