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Un Ukrainien pas comme les autres
Par Florine Palayer
Grâce à la détermination de Michèle Brenier, pour qu’une classe de lycée travaille sur le journalisme, un représentant de la Maison des journalistes de Paris est venu dans la classe de 2nde C dans le cadre de l’opération "renvoyé spécial".
Oleksandr Pomoynytskyy est né le 25 mai 1957 à Kiev, capitale de l’Ukraine. De 1974 à 1979, il a étudié à l’institut pédagogique (université) pour devenir professeur de russe. Son diplôme en poche, il a du enseigner durant trois ans dans des écoles de campagne. Après avoir écrit pendant cinq ans pour le journal local "le travail communiste" dirigé par des prorusses, il entreprend des études de journalisme. En 1986, il obtient son diplôme et commence à écrire pour d’autres journaux russes ou ukrainiens.
Son pays est l’un de ceux formés par l’éclatement de l’URSS. L’Ukraine est un Etat totalitaire même si le gouvernement parle de démocratie. Les médias sont censurés et les élections sont falsifiées : "révolution orange" en 2004 par exemple.
Avant cette révolution, Oleksandr s’est fait agresser dans la rue, pour la deuxième fois, pendant qu’il travaillait. Par mesure de sécurité, les journalistes ukrainiens possèdent souvent une arme à feu. Pour sa défense, il s’en est servi et a blessé quelqu’un. La police ukrainienne l’a sévèrement puni pour cet acte. Il décide alors de contacter la Maison des Journalistes de Paris, il définit la situation dans laquelle il se trouve, puis est finalement accepté en France comme réfugié politique. Pour l’instant, il ne peut rentrer dans son pays car à la suite de son nouveau jugement, il devra purger sa peine de prison.
Sa vie n’est plus rien car sa famille est partagée entre sa femme, sa mère et sa sœur qui sont restées en Ukraine et son fils de 24 ans qui étudie à Londres. Les rencontres sont donc rares.
Cette rencontre organisée aussi dans le cadre du festival "Est-Ouest" sur le Caucase-sud du 15/09/2006 au 24/09/2006, a permis à ces adolescents de connaître davantage le métier de journaliste, de mieux comprendre les risques qu’ils encourent pour défendre la liberté d’expression, pour que la population prenne connaissance de ce qui se passe dans le monde ou tout simplement dans leur pays et constater l’audace ainsi que la dignité dont ces journalistes déterminés à publier la vérité font preuve pour exercer cette profession.
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