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Rencontre avec Mondir Madfai
Le 19/01/07 par les terminales européennes du lycée Kerneuzec
Par Alexandre Picard et Thibaud Corroler
Suite à notre travail préparatoire, sur la situation en Irak et les conséquences sur le monde, nous avons rencontré un journaliste Irakien, qui travaillait en correspondance avec les journalistes français. Aujourd'hui exilé à la suite de menaces d'extrémistes religieux, il nous fit part de l'importance de la liberté de la presse, bafoué par les Irakiens tout comme par l'armée américaine (cf Abou Ghraib...).
Ce qui nous a impressionné fut le courage des journalistes, y compris Mondir Madfai, qui luttent pour la liberté de la presse, au péril de leurs vies. Nous avons aussi appris l'existence de la Maison des journalistes, qui permet aux journalistes exilés d'avoir un lieu d'accueil, ainsi qu'une aide à leur insertion.
Lors de notre rencontre, Mondir Madfai nous a fait part de la vie du peuple irakien hors des clichés des journaux télévisés. Il nous a aussi fait part de son point de vue sur la situation politique en Irak, de la présence américaine enlisée et intéressée : "le pétrole c'est la malédiction du peuple" déclara Mondir. Il nous appris aussi des faits sur Saddam Hussein, tels que sa mort accélérée, ou son joug, lors de son règne, sur la religion, alors qu'il tenait le Coran lors de son exécution.
Il nous fit part de son dégoût envers les Américains depuis les tortures orchestrées à Abou Grahib, comme tous les Irakiens. Depuis l'arrivée de l'armée Américaine, la vie quotidienne est rythmée par les attaques et les raids des milices, avec les explosions (bombes, kamikazes, roquettes...), les enlèvements,.... "lorsque l'on voit un soldat américain, on change de trottoir parce que s'il n'attaque, pas il se fait attaquer" nous a expliqué Mondir.
Cette rencontre nous a ouvert les yeux sur la situation en Irak, et ce fut très enrichissant pour comprendre la complexité des phénomènes politiques actuels et passés entre les Chiites et les Sunnites. La rencontre avec Mondir fut très agréable, par son excellente maîtrise de la langue, il nous toucha en racontant son exil, et l'abandon de sa famille qu'il veut faire venir en France.
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