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La MDJ a mis en place l’opération Renvoyé spécial menée conjointement avec le CLEMI (Ministère de l’Education Nationale). Les journalistes exilés vont à la rencontre de jeunes lycéens partout en France pour parler de leur expérience et les sensibiliser à la cause de la liberté de la presse et de la défense des démocraties.

Les pré-inscriptions pour l’année scolaire 2019/2020 seront ouvertes via la plateforme du CLEMI dans la  semaine du 17 juin jusqu’à octobre 2019.

Pour la saison 2018-2019, la Maison des journalistes a reçu environ 300 dossiers.
La participation a été donc limitée à 42 lycées.

Pour connaître la liste des établissements retenus pour l’édition 2018-2019, cliquez ici

La sélection des établissements retenus pour l’édition 2018-2019 a été dévoilée le 8 novembre 2018 sur le site de la MDJ et par email. 

Exceptionnellement, la liste des lycées de la région l’Île-de-France a été communiquée plus tard : le jeudi 29 novembre 2018 sur le site de la MDJ et par email. 

Pour accéder au calendrier du programme des activités de sensibilisation 2018-2019 ainsi qu’à la revue de presse de Renvoyé Spécial de cette dernière édition, cliquez ici 

Pour télécharger la brochure, cliquez ici.

Depuis sa création en 2006, ce programme rencontre un vif succès auprès des établissements scolaires des différentes régions de France, y compris les territoires d’Outremer. Plus de 10 000 élèves ont ainsi pu entendre le récit de ces journalistes et échanger avec eux.

06RenvoyeSpecial51259Presque 110 rencontres se sont tenues sur 2016-2017, dont 10 (une a été malheureusement annulée) pendant la 29 ème Semaine de la presse et des médias dans l’école, du lundi 19 au samedi 24 mars 2018. Environ 3100 élèves de 19 académies sont concernés.
Des journalistes syriens, tchadiens, afghans, soudanais, iraniens, algériens ou encore ouzbeks viennent exprimer devant les élèves la difficulté d’exercer leur métier dans leur pays d’origine.
D’une richesse exceptionnelle, ces rencontres offrent aux élèves un contact direct avec l’actualité, un témoignage qui permet d’incarner des concepts souvent abstraits, une prise de conscience de l’importance de la liberté d’expression et de la pluralité dans les médias.

En rouge, les départements qui ont enregistré des rencontres Renvoyé Spécial entre 2006 et 2018.

Ci-dessous, l’édition 2017-2018 en quelques chiffres :

  • 12e édition
  • Plus de 250 demandes d’intervention
  • 107​ ​débats dont 11 lors de la SPME (le nombre total des rencontres a augmenté de +155% par rapport à l’édition 2016/2017 et de +218% sur le programme 2015/2016)
  • Environ 3100 élèves impliqués
  • 33 journalistes intervenant dont 9 femmes, 15 Africains et 18 Asiatiques
  • 3 langues d’intervention : Français (19 intervenants), Anglais (10), Arabe (4)
  • 19​ académies de la France métropolitaine

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2017-2018, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2016-2017, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2014-2015, cliquez ici

Pour lire le rapport de l’opération Renvoyé Spécial 2013-2014, cliquez ici

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Cliquez sur les liens ci-dessous

pour lire la revue de presse des différentes éditions du projet :

2018-2019

2017-2018

2016-2017

2015-2016

2014-2015

2013-2014

2012-2013

2011-2012

Remplir le formulaire d’évaluation « Renvoyé Spécial » : Formulaire d’évaluation

DEPUIS 2016, TROIS NOUVEAUX PROJETS

> RENVOYÉ SPÉCIAL PJJ

logo-rs-pjjEn partenariat avec le Ministère de la Justice et le Ministère de la Culture et de la Communication, Renvoyé Spécial PJJ s’adresse aux jeunes placés sous protection judiciaire pour les aider à décrypter les sources d’informations, à mieux s’informer, ainsi qu’à les amener à s’ouvrir aux médias, à d’autres mondes, d’autres pays et bien à être conscientes de l’importance de la liberté de la presse et d’expression, ainsi que des valeurs du vivre ensemble. Pour en savoir plus, cliquez ici

> RENVOYÉ SPÉCIAL – Île-De-France

La Maison des journalistes accueille de plus en plus de professionnels de l’information qui sont aussi par ailleurs écrivains. Elle entend mettre en avant leurs compétences littéraires dans les rencontres Renvoyé spécial-IDF. Il s’agira, en plus du témoignage fourni sur le parcours d’exil, la situation de la presse et de la liberté d’expression dans le pays d’origine, de réaliser avec les lycéens des activités autour de leurs publications.

Cette action innovante sera initiée dans 10 établissements scolaires de la Région Ile-de-France. Tous les départements sont visés. Cependant, une attention particulière sera accordée aux établissements scolaires de la très grande couronne. Les enseignants bénéficieront de l’encadrement de la Maison des journalistes pour la préparation des rencontres et de leur exploitation pédagogique.

Un projet réalisé grâce au soutien de la région

> RENVOYÉ SPÉCIAL – Haute-Garonne

La MDJ a lancé l’opération Renvoyé spécial HauteGaronne dans le cadre du dossier Parcours laïque et citoyen 2016-2017, projet adressé aux collégiens qui a été sélectionné par le Conseil départemental de la HauteGaronne.

Une rencontre avec une journaliste de la Maison des journalistes a été organisé au Collège La Prairie de Toulouse (31) le vendredi 24 mars pendant la Semaine de la Presse et des Médias dans l’Ecole.

RENVOYÉ SPÉCIAL SPIP – MAIRIE DE PARIS

RENVOYÉ SPÉCIAL CLUB DE PRÉVENTION DU XI et XII ARRONDISSEMENT

RENVOYÉ SPÉCIAL VAL DE MARNE

RENVOYÉ SPÉCIAL SEINE-ET-MARNE

RENVOYÉ SPÉCIAL ICORN / MAIRIE DE PARIS

RENVOYÉ SPÉCIAL Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) / PAS DE CALAIS

Institut de Droits de l’Homme et de la Paix de Caen, Fédération française des Clubs UNESCO

Crédits photo : Zaher AL ZAHER

Le 14 septembre 2018, la Maison des journalistes (MDJ) a reçu Hugues Renson, député de Paris et Vice-président de l’Assemblée Nationale. 

A cette occasion l’élu a pu rencontrer les équipes de la MDJ, à commencer par son président Christian Auboyneau et sa directrice Darline Cothière. Hugues Renson a également accepté de débattre longuement avec les journalistes exilés actuellement hébergés et accompagnés par l’association.

Crédits photo : Lisa Viola ROSSI

Les différents domaines d’intervention de la MDJ lui ont en outre été présentés dont le programme « Renvoyé spécial » qui, depuis plus de 10 ans, a déjà permis à des milliers de jeunes de s’informer de problématiques en lien avec la  liberté de la presse, la liberté d’expression et la tolérance.

Crédits photo : Zaher AL ZAHER

Soucieuse de développer et d’entretenir un débat vital autour de la condition des journalistes dans le monde, la MDJ s’emploie à sensibiliser les élus de la Nation à cette question essentielle pour la Démocratie.

Dans ce contexte, elle remercie Hugues Renson de l’attention qu’il lui aura portée. Elle forme le souhait que l’Assemblée Nationale soit globalement de plus en plus attentive aux actions engagées en faveur de la défense des valeurs fondamentales qui sont celles de la Maison des journalistes.

 

 

 

Ci-dessus l’évènement en trois diaporamas :

 

A l’occasion d’une émission de 2 heures  en direct sur Radio Libertaire 89.4, la Maison des journalistes a pu mieux se faire connaître des auditeurs de cette fréquence francilienne historique.


Deux journalistes ex-résidents de la Maison des journalistes, étaient donc récemment présents à l’antenne pour témoigner de leurs parcours d’exil et de leurs trajectoires professionnelles depuis leur arrivée en France. Il s’agit de Béatrice et Mortaza Behboudi, journalistes exilés du Rwanda et d’Afghanistan.

Pour les accompagner: Denis Perrin, Lisa Viola Rossi et Guillaume Wulfing Luer, de la Maison des journalistes. L’équipe répondait ainsi à l’invitation de la Ligue des Droits de l’Homme du 15ème arrondissement de Paris représentée par Dominique Jovet et Rosine Gautier.

Entre deux témoignages, les œuvres musicales sélectionnées par les journalistes invités nous auront plongés dans l’histoire de leur pays et celle de leur lutte pour la liberté d’informer… Deux parcours hors des sentiers battus qui permettent de porter un regard renouvelé sur le combat encore trop méconnu d’exilés en quête d’avenir.

Le 25 mai, un journaliste syrien s’est rendu à Conflans-Sainte-Honorine pour partager son expérience avec les élèves du lycée Simone Weil. Cette rencontre a été organisée dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial, en partenariat avec le CLEMI et Presstalis. Elle a également bénéficié du soutien de la région Ile de France qui permet chaque année de programmer une dizaine d’intervention dans les lycées franciliens.

Dans le centre de documentation du lycée, plusieurs élèves étaient rassemblés pour accueillir un journaliste syrien venu  partager son histoire. Le projet a été porté dans l’établissement par la documentaliste Madame Cecile DESSEVRE, la professeure de lettres Madame Mélanie ESTAMPES  et la médiatrice culturelle Arcadi Géraldine AUROUSSEAU qui ont accueilli le journaliste à son arrivée.

Pour des raisons de sécurité, le journaliste syrien a présenté son parcours sous couvert d’anonymat. En Syrie, il a relaté pour plusieurs médias les violences perpétrées par des groupes islamistes à l’encontre des femmes. Ce travail l’avait conduit dans les geôles de Daech, « L’objectif d’un journaliste dans ces moments est de rester en vie » relate-t-il. Menacé, intimidé et craignant pour sa vie, il avait alors été contraint de fuir le pays.

La narration de son parcours a permis d’évoquer avec les élèves la situation en Syrie et les difficultés rencontrées par les personnes qui tentent malgré le danger, de médiatiser les exactions commises dans ce pays. La Maison des journalistes est le triste témoin de cette situation : depuis 2011, la Syrie est le pays d’origine le plus représenté parmi les journalistes résidents.

Pour rejoindre la France, le journaliste avait emprunté à pied la désormais célèbre route des Balkans. Son chemin d’exil a ainsi été l’occasion de retracer avec les élèves les obstacles rencontrés par les personnes qui cherchent refuge en France.

À l’issue de sa présentation, le journaliste a répondu aux nombreuses questions des élèves présents. Il a souhaité en connaître leurs rêves et leurs objectifs, tout en les encourageant à ne pas y renoncer.

Les réactions des élèves après cet événement témoignent de leur intérêt pour cet échange dont l’objectif est la sensibilisation aux valeurs citoyennes, à la liberté de la presse et la liberté d’informer :

« Cette rencontre m’a permis de comprendre la situation en Syrie »

« J’ai toujours entendu parler de la Syrie à la télé,  là c’est différent car c’est quelqu’un qui vient nous en parler »

« Ce qui m’a frappé c’est son voyage à pied car son voyage était dur et long »

« Les journalistes ont peu de droits dans leurs pays et quand ils ont la chance de pouvoir aller dans un pays où la liberté de la presse est présente, leur situation reste difficile »

« Son histoire m’a fait frissonner »

 

 

Le jeudi 24 mai, Monsieur Salah Al-Ashkar est allé à la rencontre des élèves du lycée le Champ de Claye de Claye-Souilly. Pendant deux heures, le journaliste syrien a partagé avec eux son expérience.  Cette rencontre a été organisée dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial, en partenariat avec le CLEMI et Presstalis. Elle a également bénéficié du soutien de la région Ile de France qui permet chaque année de programmer une dizaine d’intervention dans les lycées franciliens.

C’est dans la langue de Shakespeare que l’échange entre les étudiants et le journaliste a débuté. Madame Elodie RUMBURG, professeure d’anglais, à l’initiative du projet au sein de l’établissement, avait préparé avec la classe la rencontre. Devant une dizaine d’élèves et leurs enseignants, le journaliste Salah Al-ASHKAR a commencé par présenter son parcours, fil conducteur d’une discussion sur la situation en Syrie, celles des journalistes ainsi que sur l’intérêt de pratiquer une information libre.

Diplômé en Finance, Salah s’initie au journalisme en 2011. Sur le terrain, il relate et filme les manifestations pacifiques à Alep, organisées pour protester contre le régime de Bachar Al-Assad. Témoin des conflits, le journaliste réalise plusieurs reportages sur la situation à Alep à partir de cette date. Il est également sollicité par plusieurs médias étrangers qui reprendront ses vidéos et ses clichés. Le journaliste s’est donné une mission : informer au nom de la liberté.  Dans le collimateur du pouvoir et après un passage en prison, le journaliste choisit de travailler sous pseudonyme pour échapper aux radars du pouvoir en place et à la censure. « Salah Al-Ashkar » devient son nom d’emprunt. En 2016, la situation devenant trop dangereuse, il est contraint de quitter son pays .

Jeudi 24 mai, son témoignage a été l’occasion de revenir avec les élèves sur l’histoire de la Syrie et l’évolution du pays depuis les manifestations de 2011. Ils se sont particulièrement intéressés aux motivations du journaliste: « Regrettez-vous d’avoir effectué ce travail comme journaliste ? », lui demande l’une des élèves. Salah a payé un lourd tribut pour avoir exercé ce travail d’information en Syrie : il laisse derrière lui sa famille, ses amis et son pays natal. À cette question et malgré les risques encourus, le journaliste répond « Non, je l’ai fait pour la liberté ».

Dans la salle, les mains levées sont d’abord timides puis se dressent successivement. « Avez-vous eu peur ? », « Que faites-vous aujourd’hui en France ? Comment êtes-vous venu jusqu’ici ?» , « Quel regard portez-vous sur la situation de la presse en France ?»: les questions sont multiples. La parole du journaliste a également de déconstruire les théories que certains élèves ont pu lire sur internet, générant de nombreuses confusions. Des interrogations, le journaliste en avait également pour les élèves. La rencontre s’est ainsi achevée sur cet échange informel qui aura permis à chacun des participants de s’exprimer.

Les commentaires laissés par les élèves à l’issue de la rencontre saluent non seulement le courage du journaliste mais témoignent également de l’intérêt porté à cet échange :

« On a appris plein de choses sur la Syrie ».

« Je trouve que les journalistes en exil ont raison de parler de ce qu’ils ont vécu ».

« Ils ont le courage de dénoncer ce qu’il se passe dans leurs pays ».

« J’ai appris que filmer quelque chose peut être dangereux en Syrie ».

 

 

Cliquez ici pour télécharger le dossier de presse.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire le dossier de presse (janvier 2017).