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Toujours dans le cycle RKO, aux Editions Montparnasse, cette semaine trois films..


Par H.Péhaisse


"Voyage sans retour",
de John Farrow (1950)

Bon petit polar un peu plombé par la comédienne principale Faith Domergue au jeu pour le moins approximatif et caricatural. Par contre Robert Mitchum y est une nouvelle fois épatant. Ce type peut tout jouer, là un médecin s’occupant, entre autre, d’enfants handicapés auxquels il racontent des histoires d’éléphants perdus, un type gentil, doux comme un agneau, responsable, aimé de tous et particulièrement par son infirmière chef à laquelle il offre rituellement des roses, un brave type qui tombe raide amoureux d’une suicidée pour le moins perturbée. Mais que voulez-vous un médecin a des choix qui nous dépassent ! Alors pour lui c’est un peu une descente en enfer accompagné par une commotion cérébrale qui permet au remarquable comédien qu’est Mitchum de montrer physiquement ces qualités/capacités d’engourdissements et d’effondrements….

Très belle lumière contrastée. Bon travail sans génie de John Farrow, papa de Mia et époux de "moi, Jane, toi Tarzan", la délicieuse Maureen O’Sullivan. Hollywood, je vous le dis, c’est minuscule !



"Voyage sans retour" (Where Danger Lives)
de John Farrow
1950
Avec Robert Mitchum, Faith Domergue, Claude Rains


"Le vaisseau Fantôme", de Mark Robson

Mineur, regardable, mais mineur, on ne croit pas trop à toute cette courte histoire d’un capitaine de navire au long cours gagné par la folie. Une des premières réalisations du monteur Mark Robson qui par bonheur s’améliorera très vite. Un film précurseur des téléfilms qui meublent les après-midi des ménagères de moins de 50 ans.



Le vaisseau Fantôme (The Ghost Ship)
de Mark Robson
1943
Avec Richard Dix, Russel Wade, Edith Barrett


"Carioca", de Thornton Freeland

Là, nous sommes dans l’indispensable, dans le who’s who hollywoodien, dans l’Historique avec un grand H, rien de moins que la rencontre cinématographique de deux étoiles parmi les étoiles, Ginger Rogers et Fred Astaire. Evidemment impeccable, enthousiasmant, 90 minutes d’optimisme avec du bonheur à plein régime. Ce n’est pas le meilleur film du duo, d’ailleurs ils n’ont que les seconds rôles, mais déjà la magie est là, le mythe en route.

Par ailleurs l’un comme l’autre sont déjà d’excellents comédiens -des années de succès sur les scènes de Broadway les ont aguerris au delà du possible- il suffit de comparer leur jeu à celui, lourd et compassé du couple vedette Dolorès Del Rio et Gene Raymond.

"Carioca" c’est aussi une chanson qui donne lieu à une séquence chantée/dansée de plus de 10 minutes, une pièce montée dans la grande tradition des comédies musicales des années 30. Ne pas rater l’improbable ballet des girls sur des ailes d’aéroplanes dans la Baie de Rio. Un must ! A consommer sans répit, matin, midi et soir.

Allez, pour les fans, Carioca souvenez-vous, c’est aussi la chanson reprise et interprétée par Alain Chabat et Gérard Darmon dans l’unique film des Nuls "La cité de la peur".



"Carioca "
de Thornton Freeland
1933
Avec Fred Astaire, Ginger Rogers, Dolorès Del Rio,Gene Raymond, Eric Blore


Ces films sont tous proposés au prix de 10 euros, dans la collection RKO, aux Editions Montparnasse.

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