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Rencontre Renvoyé Spécial avec le journaliste Makaila NGUEBLA (Tchad) au Lycée Lambert de Mulhouse (Strasbourg / Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), le 24 mars.

Pour télécharger l’article de l’Alsace paru le 27 mars 2016, cliquez ici.

Pour télécharger l’article rédigé par les Lycéens sur la venue de Makaila, cliquez ici

Veuillez trouver ci-dessous les podcast des émissions qui ont accueilli Makaila :
• Emission « l’éducation aux médias pour tous! » du lundi 21 mars 2016 de Radio MNE :
• Emission Frühstück, la matinale de Radio MNE du 23 mars 2016 avec l’interview de Makaila :

NarbonneRendez-vous samedi 10 octobre 2015, à 20h30 au Théâtre de Narbonne.

Table ronde avec deux journalistes réfugiés de la MDJ, Sadegh Hamzeh (Iran) et Makaila Nguebla (Tchad)
et à suivre : Concert de la Chorale du Chiffon Rouge au profit de la MDJ

Cliquez ici pour lire l’article « La liberté d’expression donne de la voix au Théâtre » paru sur L’indépendant (vendredi 9 octobre 2015)

Cliquez ici pour lire les deux articles parus dans L’indépendant le 25 septembre et le 3 octobre 2015

Cliquez ici pour lire l’article paru dans L’indépendant, le 24 octobre 2015

Ci-dessous le communiqué de presse de la MDJ, le 12 octobre 2015 (cliquez ici pour le télécharger)

Narbonne : la chorale du Chiffon Rouge solidaire à la Maison des journalistes 

 

A l’initiative de la chorale du Chiffon Rouge, une soirée consacrée à la liberté de la presse et d’opinion a été organisée le samedi 10 octobre au Théâtre-Scène Nationale de Narbonne, dans le but de soutenir la Maison des journalistes, une association unique au monde.

Réputée pour son militantisme, la chorale du Chiffon rouge a invité, le samedi 10 octobre, deux journalistes réfugiés de la Maison des journalistes, Sadegh Hamzeh (Iranien) et Makaila Nguebla (Tchadien), pour intervenir sur la liberté de la presse dans la salle du théâtre de Narbonne. Cette  rencontre s’inscrit dans le cadre d’un élan de solidarité initié par le Chiffon rouge, pour soutenir la Maison des journalistes qui a pour mission d’accueillir et d’accompagner des journalistes exilés ayant fui leurs pays à cause d’atteintes récurrentes à la liberté de la presse et d’expression pratiquées par des pouvoirs autoritaires et liberticides.

Jean-Pierre BOUSQUET et la Chorale du Chiffon Rouge sur la scène du Théâtre de Narbonne

Le public et les membres de la chorale du Chiffon rouge ont  témoigné de leur solidarité à la fin du concert en faisant un don à la MDJ afin qu’elle réponde aux nombreuses sollicitations de journalistes persécutés de par le monde et qui trouvent refuge en France.

« Au début,  nous avons décidé d’organiser un concert au lendemain des attentats du 7 janvier 2015 en vue de soutenir la rédaction du journal Charlie Hebdo, cible d’attaques terroristes », confie Jean-Pierre Bousquet, ancien correspondant de l’Agence France Presse (AFP) en Amérique Latine et auteur du livre « Les folles de la place de Mai » (Stock, 1982). « Pourtant, nous avons pensé qu’aujourd’hui, cela serait sans doute plus profitable à la Maison des journalistes pour son apport à la cause que nous entendons défendre. ».

Dès 20 heures, la salle de théâtre de la ville a été prise d’assaut par plusieurs centaines de Narbonnais venus écouter les témoignages et les récits de Sadegh Hamzeh et Makaila Nguebla. Ces derniers, introduits par Jean-Paul Chaluleau, journaliste à l’Indépendant de Narbonne, ont, à tour de rôle, pris la parole pour éclairer le public sur les raisons de leur exil. Au-delà de leur différence de parcours, ils ont exprimé chacun leur soif d’écrire et de pratiquer leur métier en toute liberté.

Ces récits captivants et émouvants ont suscité l’admiration du public à l’égard de ces exilés de la presse.

Une chorale joyeuse et solidaire

Réservée aux choristes, la deuxième partie a démarré après la table ronde. C’est ainsi que les soixante membres de la chorale du Chiffon rouge sont montés sur la scène avec des brassards rouges couvrant leurs bouches pour symboliser la presse bâillonnée.

Tous ont entonné des chants engagés dans différentes langues, rythmés et entrecoupés de diverses citations de Voltaire, Kofi Annan, Arthur Miller, Rosa Luxembourg, St Augustin.

Cette soirée a mobilisé à peu près 400 personnes et s’est terminée par un cocktail offert par les membres de la chorale du Chiffon rouge.

« Nous n’hésiterons pas de nous mobiliser pour les bonnes causes si besoin il y a. Les citoyens doivent apprendre à défendre la liberté de la presse. Trop longtemps les journalistes ont mené leur combat seuls. Or, la liberté de la presse concerne tout le monde. Il n’y a pas de démocratie sans liberté de la presse. S’il n’y a pas une information pluraliste, honnête et  professionnelle, il faut que tous les citoyens s’en mêlent», explique Jean-Pierre Bousquet qui a finalement rappelé, en montrant son T-Shirt, le cas de Mumia Abu-Jamal, journaliste et militant afro-américain en prison depuis 1982 pour le meurtre du policier Daniel Faulkner, malgré les incohérences et les irrégularités du procès.

Pour conclure les échanges, Jean-Pierre Bousquet a repris une citation de Jean Jaurès extraite de la première édition de L’Humanité de 1904 : « C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. ».

Pour en savoir plus sur la Maison des journalistes : www.maisondesjournalistes.org

Le site officiel de la chorale du Chiffon rouge : www.chiffon-rouge.fr

Ci-dessous la galerie photo de Roger NUNEZ et Lisa Viola ROSSI (MDJ) :

Dans le cadre du partenariat avec le Washington Post, la MDJ publie ci-dessous les interviews vidéos des journalistes de la Maison des journalistes.

sirine« Now I’m not able to live safely in any country that has Islamists, because my life is at risk. » (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Tunisia. Sirine Amari is a Tunisian war correspondent who covered conflict in Libya for France 24. After receiving threats from Muslim extremist groups, she fled to Paris, where she was supported by La Maison des Journalistes, a nonprofit organization that provides assistance to exiled journalists.

bassel“They harassed and threatened us.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. When his hometown of Homs came under siege, Bassel Tawil picked up a camera and photographed the Syrian war. His work has been published by Agence France-Presse, Getty, the Boston Globe, the Los Angeles Times, Newsweek and other media outlets. When he tried to leave Homs, he was detained and beaten for 10 days. He eventually escaped to Lebanon and then fled to France. He a founding member of Lens of a Young Homsi, a photography collective that continues to document the destruction of Homs.

makaila“Reporters are not free to speak out against the government.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Chad. Makaila Nguebla is a prominent blogger from Chad. He wrote critically about Chadian President Idriss Deby, who has been in power since 1990. In 2005, he fled to Senegal, where he ran a radio show and continued to blog. In 2013, Reporters without Borders and Amnesty International helped Nguebla seek asylum in France. He lives at the La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists including housing.

burundi“The authorities did not want the journalists to talk about it.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Burundi. According to the Committee to Protect Journalists, at least 100 reporters have fled Burundi in the past year as press freedom deteriorates in the country. The broadcast journalist, who asked to remain anonymous to protect her family, sought asylum in France after receiving death threats on her phone. Since she left the country, African Public Radio, where she worked, was attacked, set on fire and forced to close. In France, she was granted a spot at the La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists including housing.

gulasal“Even [as] my life was in danger, I continued to do my work.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Uzbekistan. Gulasal Kamolova worked as a TV news reporter in Uzbekistan for 12 years before joining Radio Free Europe. After blogging critical views of the government, she was questioned and threatened by the local authorities. She now lives in France.

tarek“We could only write under the dictations of the regime.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Tarek Sheikh Moussa was arrested in Syria for his critical views of Syrian President Bashar al-Assad. He went to Jordan, where he worked for local TV stations and reported on events in Syria. He was unsafe in Jordan and eventually fled to France, where he received support from La Maison des Journalistes.

nabil“The Middle East … has become a place of weapons and not a place of pens.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Nabil Shofan is a broadcast journalist from Homs. After Syrian authorities accused him of treason he fled to Jordan. There he worked for local TV and radio stations covering Syria. He now lives in Paris, where he contributes to several Arabic-language media outlets including Alaan TV and Rozana Radio. Shofan was a founding member of the Syrian Center for Press Freedom.

iyad“In June 2013, my house got raided.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Iyad Abdallah is a writer and philosopher. He is a founding editor of Al-Jumhuriya, Study of the Syrian Revolution, where he wrote critically of Syrian President Bashar al-Assad. After an interrogation, his home in Damascus was raided and he fled to Lebanon. There, the French Embassy helped him travel to France, where he was assisted by La Maison des Journalistes.

cherif“I keep doing my work because we simply cannot yield.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Guinea Conakry. Sekou Cherif Diallo’s blog “Another Guinea is Possible” focuses on political violence in that country. He was forced to flee his homeland in December 2013 because of his work assisting the European Union monitoring the country’s legislative elections. He now lives in France where he is supported by La Maison des Journalistes a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists.

mourad“[Journalists] are seen as people to bring down or silence.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Algeria. Mourad Hammami is a Berber broadcast journalist who worked for several media outlets in Algeria, including Expression, Liberte, La Dépêche de Kabylie, Le Jeune Independent and Berber Television. After receiving threats, he fled in 2013 to France, where he has been receiving support from La Maison des Journalistes.

behzad“There were government officials and powerful figures who did not want us to succeed in our mission and reach our goals.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Afghanistan. Behzad Qayomzada was a member of the Afghanistan National Journalists’ Union. He was trained by the Nai-Supporting Open Media in Afghanistan, a nongovernmental organization that works locally to empower independent media and promote freedom of expression. Just around the time that he began focusing his reporting on women’s rights in Afghanistan, he began to receive anonymous death threats. He fled to France in 2011, where he was supported by La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that helps exiled journalists.

raafat“The Saudi General Intelligence arrested me because of my reporting.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Raafat Alghanem grew up in Saudi Arabia. He was imprisoned for two years for blogging critically of the Saudi government. After being released from prison in 2011, he was sent to Syria, where he filmed and wrote about the Syrian revolution. For that work, he was imprisoned in Syria. When he was released, he fled to Jordan and now lives in France.

mhcd

Réalisation et image : Alexis Hontag
Montage : Damien Naulier
Producteur : Dominique Gaye

 

 

La Maison des journalistes a accueilli plus de 300 journalistes réfugiés depuis dix ans. Cette association, installée dans une ancienne usine de brosses mise à disposition par la mairie de Paris, offre un abri sûr à ses résidents, tous menacés dans leurs pays. Aujourd’hui, ils sont quinze, dont huit Syriens, à bénéficier de l’aide de la Maison des journalistes, en attendant de recevoir l’asile politique.


La Maison des journalistes par clemi_dijon

Makaila est journaliste tchadien, réfugié politique en France depuis juillet 2013. Expulsé du Tchad au Sénégal depuis 2005, il continue, à distance, sur son blog, son travail d’information sur son pays. Cela lui vaut en 2013, une menace effective d’expulsion vers le Tchad.

Il est intervenu devant de nombreuses classes l’année scolaire 2013-2014 dans le cadre de l’opération Renvoyé Spécial.



Pour en savoir plus, cliquez ici (clemidijon.info, 20 août 2014).

« With the eyes of refugees / Avec les yeux des réfugiés / Con gli occhi dei rifugiati » par Marta Fallani (Eurcom.org, 22 avril 2014)