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dhDiane, journaliste burundaise, est en exil à Paris depuis plus d’un an. Elle a pu compter sur l’aide de la Maison des journalistes, qui l’a hébergée et accompagnée dans toutes ses démarches.

Avec l’aide et la participation de : Diane Hakizimana, Céline Squaratti, Denis Perrin.

Publié sur https://berlinsurseine.wordpress.com

Crédits : Elise Amchin, Louis Belin et Emilie Ginestou.

La Maison des journalistes vous souhaite une heureuse année 2016 dans la joie, la solidarité et la paix
(Maison des journalistes, Rétrospective 2015)

Le Conseil d’administration de la Maison des journalistes a été renouvelé, à l’occasion de l’assemblée générale tenue le 6 janvier 2016 dans les locaux de l’association.
Ci-dessous les membres du CA (cliquez sur la photo pour l’agrandir) :
CA 06 01 2016ok

Appel aux dons FB fin 2015_MDJ
Bonne résolution pour 2016 :
JE FAIS UN DON À LA MAISON DES JOURNALISTES
AVANT LE 31 DÉCEMBRE, VOTRE DON sera défiscalisé à hauteur de 66 %. Ainsi, si vous donnez 100 euros, vous n’en dépenserez, en fait, que 34.

La Maison des journalistes appelle aux dons
La question des exilés est un sujet d’actualité quotidien depuis 2002 pour la Maison des journalistes (MDJ). Cette association d’utilité publique, d’un genre unique dans le monde, accueille et accompagne les journalistes contraints de fuir leurs pays d’origine où la liberté de la presse et la liberté d’expression sont gravement mises en cause. Parallèlement, la Maison des journalistes a aussi pour mission d’informer et de sensibiliser l’opinion aux questions liées à la liberté d’expression, notamment dans les lycées et les universités.

Pour plus de précisions, n’hésitez pas à prendre directement contact avec :
LA MAISON DES JOURNALISTES
35, Rue Cauchy 75015 Paris – France
Tél. 01 40 60 04 06
mdj@maisondesjournalistes.org
www.maisondesjournalistes.org
Je suis pour la ‪#‎liberté‬ d’information
Je soutiens les ‪#‎journalistes‬ ‪#‎réfugiés‬

« Carte de presse en exil »

Par Jean-Claude RENARD, article paru sur Politis n° 1382-83-84 ≥ du 17 décembre 2015 au 6 janvier 2016

Crédits photo : Lisa Viola ROSSI / MDJ

Traqués, persécutés, interdits. En butte aux autorités, avec une liberté d’expression muselée. La Maison des journalistes (MDJ) abrite un arc-en-ciel de cartes de presse en exil. Une cosmogonie pêle-mêlant les nationalités, des hommes, des femmes, avec leur culture, leur langue, leurs itinéraires différents. Des journalistes venus pour la plupart aujourd’hui de Syrie, d’Iran, de Turquie, de République démocratique du Congo ou du Burundi, mais encore du Bangladesh et d’Afghanistan, victimes de répression, accueillis dans une Maison représentant, mine de rien, le sismographe de la situation de la presse dans le monde. Créée en 2002, la MDJ a d’abord ouvert ses portes à Bobigny, avant de s’implanter dans le XVe arrondissement parisien, au 35, rue Cauchy, dans les murs d’une ancienne usine. Elle est financée à hauteur de 350 000 euros par an par la Mairie de Paris, des médias parrains (TV5 Monde, Arte, RFI, Radio France, notamment), Presstalis, des organismes comme la Scam et le Comité de protection des journalistes.
Sur place, les journalistes y trouvent un accueil plus que chaleureux. Un accompagnement, d’abord, dans leurs démarches administratives, juridiques et professionnelles, tandis que leur sont proposés des activités culturelles, des rencontres avec leurs homologues français, des ateliers de formation, dont les cours de français sont évidemment le point d’orgue, et une aide pour ceux ayant acquis le statut de réfugié politique afin de retrouver un emploi. Mais la MDJ se veut aussi un lieu de résidence, disposant d’installations communes et de quatorze chambres pour loger demandeurs d’asile et réfugiés pour une durée minimum de six mois (et ils sont accompagnés après leur départ). Vivre ensemble ici, c’est peu dire. En une dizaine d’années, ce sont 319 journalistes qui ont déjà transité par ce lieu de renaissance et de résurrection. Curieusement, s’il y a eu quelques tentatives en Espagne ou en Allemagne, cette structure peut se targuer d’être unique au monde. « Est-ce dû à une solidarité plus forte, à une attention à la liberté d’expression ? Qui sait ? Peut-être est-ce lié au siècle des Lumières, à une tradition révolutionnaire ? », s’interroge Denis Perrin, journaliste et membre du conseil d’administration de la MDJ. En attendant, elle propose des missions d’information au public, des actions de sensibilisation articulées autour de la liberté de la presse. Parce qu’il ne s’agit pas là seulement de défendre une corporation.

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