Articles

Par Chayet Chienin / Fields Magazine, le 15 février 2016

Lorsque Homs, sa ville natale s’est retrouvée assiégée, Bassel Tawil a attrapé son appareil et a commencé à photographier la guerre en Syrie. Puis il a essayé de quitter Homs mais s’est fait arrêter et a été torturé. Il a finalement réussi à s’évader et à fuir au Liban et enfin en France, grâce au soutien de la Maison des journalistes. Il est un des fondateurs de « Lens of a Young Hosmi » un collectif de photographes qui contribue à apporter les preuves de la destruction de Homs.

Rencontre Renvoyé spécial avec Sakher Edris (Syrie) au lycée Jean Guéhenno de Fougères (Rennes/Bretagne), le jeudi 28 janvier 2016.

Pour lire l’article paru dans Ouest-France, cliquez ici.

(Source : Ouest-France)

(Source : Ouest-France)

Le jeudi 19 novembre la MDJ a accueilli une délégation du Collectif des Amis d’Alep (CAA, accompagnée de sa coordinatrice Mme Irène Goldstein), et deux citoyens reporters et responsables d’agences de presse à Alep, Youcef Seddik et Louai al Absi, venus en France dans le cadre du projet « Porter la voix des reporters-citoyens d’Alep en Rhône Alpes ».
Ces deux reporters ont rendu visite à la MDJ dans le cadre d’un déplacement à Paris qu’ils ont effectué pour une enquête sur les crimes du régime syrien.

Ci-dessous une présentation de deux reporters syriens et une galerie photo (crédit photo : Lisa Viola Rossi/MDJ).

Youcef Seddik

Youcef Seddik

Youcef Seddik : Il se destinait au métier de journaliste. Il étudiait la littérature à l’Université de Damas quand il est poursuivi par les forces de sécurité pour sa participation à des manifestations pacifiques. Il quitte alors Damas et rentre à Alep… où il continue d’organiser des manifestations. Quelques mois plus tard, l’Armée Syrienne Libre libère une grande partie du nord de la Syrie et de la ville d’Alep. Cet événement suscite l’arrivée de nombreux journalistes de l’étranger qui ont besoin de guides, de traducteurs, de fixeurs, de chauffeurs, de protection. Youcef y voit une chance de les aider et participe à la création du centre de presse d’Alep (Aleppo Media Center ou AMC) où il y occupe le poste de directeur de 2013 à ce jour. L’AMC fournit ses informations à différentes agences de presse internationales comme l’AFP, Reuters etc. Par ailleurs, Youcef partage ses connaissances journalistiques avec les citoyens-reporters qu’il côtoie. Parmi eux, le photographe Baraa el Halabi a obtenu le prix El Foujeyra à Paris.

Louai al Absi

Louai al Absi

Louai al Absi : En 2011, alors étudiant en biologie à la faculté de medecine d’Alep, il participe aux premières manifestations où il prend des photos et se fait aréter. Il passe alors deux semaines dans les prisons du régime de Damas. A l’été 2012, il filme la prise d’ Alep par Armée Syrienne Libre. Il suit des stages de formation au journalisme auprès du « London Center for Media Strategies » en Turquie. Quand Daesh fait son apparition dans la région d’ Alep et commence à opprimer tout organe de presse, il est menacé de mort et retenu six mois par le groupe terroriste. Il est libéré à la faveur de négociations menées par la rébellion. Louai travaille toujours comme reporter indépendant et a procuré plusieurs reportages à différentes chaînes de télévision comme Al-Arabiya.






ssiMardi 17 novembre e mercredi 18 novembre 2015 lors de la Semaine de la Solidarité Internationale à Fontenay-Le-Comte (Vendée) : Intervention de deux journalistes de la MDJ, Bassel TAWIL (Syrie) et Alareny Baillo BAH (Guinée Conakry) accompagnés de Mme Prisca ORSONNEAU, représentante de l’association.

Matinée : Rencontre-échange au Lycée Notre Dame

Ci-dessous un extrait de l’édition du mercredi 18 de Tv Vendée :

Soirée : « La liberté de la presse dans le monde », Conférence-Témoignage de deux journalistes exilés de la Maison des journalistes   photo 1 photo 4   Mercredi 18 novembre Matinée : Rencontre-échange au Lycée François Rabelais

 

Ci-dessous l’article paru sur Ouest France le 19 novembre 2015 (cliquez ici pour afficher l’article en version originale) :
article OF 2015 11 19

Cliquez ici pour télécharger la plaquette de la Semaine de la Solidarité Internationale

affiche presse19 2015Communiqué de presse
27 novembre 2015, 15h-18h
Presse 19
Afrique : rencontre avec deux journalistes qui ont fui leur pays à cause de leur métier.

Aula Magna – Campus Luigi Einaudi (Lungo Dora Siena 100, Turin)

Du 26 novembre au 4 décembre 2015 (prolongée au 14 décembre 2015)
Syrie : les images de la guerre.
Exposition de photos de la ville de Homs du photojournaliste syrien Bassel Tawil
Main hall – Campus Luigi Einaudi (Lungo Dora Siena 100, Torino)

Vendredi, 27 novembre 2015 à 15h, dans la Grand Hall du Campus Luigi Einaudi (Lungo Dora Siena 100, Turin, Italie) la Maison des journalistes en collaboration avec l’association culturelle Caffé dei giornalisti et le Département Cultures, Politiques et Sociétés de l’Université de Turin, parrainé par la ville de Turin, organise la deuxième édition de Presse 19, « Voci scomode », un événement annuel ouvert au public et dédié à la liberté de la presse dans le monde et aux témoignages des journalistes réfugiés qui, pour avoir accompli leur devoir de journaliste, ont été contraints à l’exil.
Invités à la deuxième édition, Marie Angélique Ingabire (Rwanda) et René Dassié (Cameroun), deux réfugiés accueillis par la Maison des journalistes. Le Rwanda est à la 161ème place sur 180 pays dans le classement sur la liberté de la presse dans le monde de Reporters sans frontières (World press freedom index, 2015), le Cameroun à la 133ème place.
La rencontre sera enrichie par les photographies prises à Homs (Syrie) par le photojournaliste syrien Bassel Tawil, lui aussi réfugié en France, et qui seront exposées dans le hall principal du campus Luigi Einaudi du 26 novembre au 4 décembre à 2015.
Interviendront: Darline Cothière, directrice de la Maison des journalistes; Cecilia Pennacini, professeur d’anthropologie visuelle et culturelle – département de la Culture, la Politique et la Société, et membre du Comité scientifique du Centre d’études africaines; Giovanna Santanera, docteur en anthropologie culturelle; Marinella Belluati, professeur d’analyse des médias – département de la Culture, la Politique et la Société. La réunion sera menée par Federico Ferrero, journaliste et collaborateur de l’Associazione Caffé dei giornalisti.
Le rencontre est ouverte au public et surtout aux journalistes et aux étudiants de l’Université de Turin. Ceux-ci seront invités à approfondir, au cours d’une réunion préparatoire, le contexte social et politique des journalistes réfugiés invités et le statut de la liberté de la presse dans le monde.
« Voci scomode » s’insère dans Presse 19, projet européen de sensibilisation à la liberté d’expression et à l’importance du pluralisme de l’information, organisé par la Maison des Journalistes. Le projet prend son nom de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 1948, qui consacre le droit à la liberté d’opinion et d’expression.
« Pour la deuxième édition de Presse 19 en Italie – a déclaré Darline Cothière, directrice de la Maison des journalistes – la MDJ choisit de faire entendre la voix de Marie-Angélique et de René Dassié, journalistes originaires du Rwanda et du Cameroun. Ces deux pays sont classés respectivement à la 161ème et à la 133ème position selon le rapport 2015 de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la Presse. Cette rencontre, organisée en collaboration avec le Caffé dei giornalisti de Turin et le Département de la Culture, la Politique et la Société de l’Université de Turin, est donc l’occasion de réfléchir à la situation de la presse dans le monde mais aussi une façon de sensibiliser les jeunes en particulier à la tolérance et à l’engagement citoyen ».
« La liberté de la presse – dit Rosita Ferrato, présidente de l’Association Caffé dei giornalisti – et le droit à l’information du public sont maintenant plus que jamais en danger, et ils le sont surtout dans les contextes socio-politiques caractérisés par des régimes autoritaires et instables, tels que ceux d’origine de nos invités. Il est donc de plus en plus important de continuer à donner la parole à ceux dont la parole a été coupée ».
La rencontre est gratuite et ouverte à tous. Les journalistes inscrits à l’Ordre de journalistes pour avoir des crédits peuvent s’inscrire sur la plate-forme SIGEF.

Info:

Lisa Viola ROSSI – Tél. 01 40 60 04 06 – presse19@maisondesjournalistes.org

www.maisondejournalistes.org

Biographies des intervenants

Marie Angélique Ingabire, journaliste rwandaise
Marie Angelique INGABIREMarie Angélique INGABIRE a eu un début de carrière atypique. En effet, après avoir obtenu une licence en science de l’éducation et après avoir occupé un poste d’institutrice pendant 6 ans, Marie Angélique est engagée sur concours en 2010 comme journaliste-productrice à la Télévision Nationale Rwandaise. Journaliste polyvalente et entreprenante, Marie Angélique a également animé des débats politiques, tourné sur le terrain auprès des populations, produit des émissions culturelles, et présenté une matinale de revues de presse. Journaliste trilingue (anglais, français et kinyarwanda), elle a été productrice d’une émission hebdomadaire sur la Télévision Nationale Rwandaise « le développement durable » portant sur différents thèmes relatifs au social, mais aussi portant sur des sujets de politique nationale et internationale. Depuis son arrivée à la Maison des journalistes en 2013, Marie Angélique est très active dans la rédaction de L’Oeil de l’exilé et dans les projets pour la sensibilisation à la liberté de la presse.

René Dassie, journaliste camerounais

René-DASSIENé le 22 février 1972, René Dassie est un ancien journaliste du journal Le Messager (Cameroun); Chef du service international Le Messager; membre de Transparency International Cameroun, ONG de lutte contre la corruption. En France il a collaboré à plusieurs publications et réalisé des services à la télévision. Il a fait des études en Sciences politiques et a fait un master en journalisme. Il a été rédacteur en chef du site Afrik.com, avec 2 millions de visiteurs uniques par mois. Les causes de son exil sont liées aux enquêtes menées sur les crimes commis par le camerounais, à qui il a consacré de nombreux articles jugés compromettants par l’armée. Il a été accusé de comploter pour prendre part à un coup d’Etat par des officiers jugés pour les mêmes crimes que René avait dénoncés. Il a été arrêté et, pendant sa détention, il a subi des violences graves et la pression psychologique.
Il est exilé en France depuis le 12 Juillet 2003.

Bassel Tawil, photojournaliste syrien
basseltowilBassel TAWIL a vingt-sept ans et est un photoreporter syrien, originaire de Homs. Là, en 2011 il a commencé à s’intéresser aux actes criminels du régime syrien envers la population de son quartier. Il a travaillé avec beaucoup d’agences de presse, surtout l’AFP. Ensuite, de par un accord entre le régime syrien et l’armée syrienne libre, il a quitté la zone de siège (de son quartier vers les quartiers du régime), sans avoir eu le choix. Il a été détenu car il était recherché par le département de la sécurité et il recevait de nombreuses menaces d’eux du fait de son travail. Il est ensuite entré illégalement au Liban où il est resté pendant sept mois, au cours desquels il a encore reçu de nombreuses menaces, et a vu son passeport déchiré. Bassel Towil a étudié l’informatique et obtenu les certifications CCNA et CCNP auprès de l’entreprise informatique Cisco System. En mai 2015, avec l’aide de RSF et du CPJ, Bassel est arrivé en France, à la MDJ. Il travaille pour réaliser un documentaire sur le siège d’Homs.

Cliquez ici pour télécharger ici l’affiche

Cliquez ici pour télécharger ici le communiqué de presse

Cliquez ici pour lire la revue de presse de la rencontre-débat

Dans le cadre du partenariat avec le Washington Post, la MDJ publie ci-dessous les interviews vidéos des journalistes de la Maison des journalistes.

sirine« Now I’m not able to live safely in any country that has Islamists, because my life is at risk. » (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Tunisia. Sirine Amari is a Tunisian war correspondent who covered conflict in Libya for France 24. After receiving threats from Muslim extremist groups, she fled to Paris, where she was supported by La Maison des Journalistes, a nonprofit organization that provides assistance to exiled journalists.

bassel“They harassed and threatened us.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. When his hometown of Homs came under siege, Bassel Tawil picked up a camera and photographed the Syrian war. His work has been published by Agence France-Presse, Getty, the Boston Globe, the Los Angeles Times, Newsweek and other media outlets. When he tried to leave Homs, he was detained and beaten for 10 days. He eventually escaped to Lebanon and then fled to France. He a founding member of Lens of a Young Homsi, a photography collective that continues to document the destruction of Homs.

makaila“Reporters are not free to speak out against the government.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Chad. Makaila Nguebla is a prominent blogger from Chad. He wrote critically about Chadian President Idriss Deby, who has been in power since 1990. In 2005, he fled to Senegal, where he ran a radio show and continued to blog. In 2013, Reporters without Borders and Amnesty International helped Nguebla seek asylum in France. He lives at the La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists including housing.

burundi“The authorities did not want the journalists to talk about it.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Burundi. According to the Committee to Protect Journalists, at least 100 reporters have fled Burundi in the past year as press freedom deteriorates in the country. The broadcast journalist, who asked to remain anonymous to protect her family, sought asylum in France after receiving death threats on her phone. Since she left the country, African Public Radio, where she worked, was attacked, set on fire and forced to close. In France, she was granted a spot at the La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists including housing.

gulasal“Even [as] my life was in danger, I continued to do my work.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Uzbekistan. Gulasal Kamolova worked as a TV news reporter in Uzbekistan for 12 years before joining Radio Free Europe. After blogging critical views of the government, she was questioned and threatened by the local authorities. She now lives in France.

tarek“We could only write under the dictations of the regime.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Tarek Sheikh Moussa was arrested in Syria for his critical views of Syrian President Bashar al-Assad. He went to Jordan, where he worked for local TV stations and reported on events in Syria. He was unsafe in Jordan and eventually fled to France, where he received support from La Maison des Journalistes.

nabil“The Middle East … has become a place of weapons and not a place of pens.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Nabil Shofan is a broadcast journalist from Homs. After Syrian authorities accused him of treason he fled to Jordan. There he worked for local TV and radio stations covering Syria. He now lives in Paris, where he contributes to several Arabic-language media outlets including Alaan TV and Rozana Radio. Shofan was a founding member of the Syrian Center for Press Freedom.

iyad“In June 2013, my house got raided.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Iyad Abdallah is a writer and philosopher. He is a founding editor of Al-Jumhuriya, Study of the Syrian Revolution, where he wrote critically of Syrian President Bashar al-Assad. After an interrogation, his home in Damascus was raided and he fled to Lebanon. There, the French Embassy helped him travel to France, where he was assisted by La Maison des Journalistes.

cherif“I keep doing my work because we simply cannot yield.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Guinea Conakry. Sekou Cherif Diallo’s blog “Another Guinea is Possible” focuses on political violence in that country. He was forced to flee his homeland in December 2013 because of his work assisting the European Union monitoring the country’s legislative elections. He now lives in France where he is supported by La Maison des Journalistes a Paris-based nonprofit that provides assistance to exiled journalists.

mourad“[Journalists] are seen as people to bring down or silence.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Algeria. Mourad Hammami is a Berber broadcast journalist who worked for several media outlets in Algeria, including Expression, Liberte, La Dépêche de Kabylie, Le Jeune Independent and Berber Television. After receiving threats, he fled in 2013 to France, where he has been receiving support from La Maison des Journalistes.

behzad“There were government officials and powerful figures who did not want us to succeed in our mission and reach our goals.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Afghanistan. Behzad Qayomzada was a member of the Afghanistan National Journalists’ Union. He was trained by the Nai-Supporting Open Media in Afghanistan, a nongovernmental organization that works locally to empower independent media and promote freedom of expression. Just around the time that he began focusing his reporting on women’s rights in Afghanistan, he began to receive anonymous death threats. He fled to France in 2011, where he was supported by La Maison des Journalistes, a Paris-based nonprofit that helps exiled journalists.

raafat“The Saudi General Intelligence arrested me because of my reporting.” (Cliquez ici pour voir la vidéo)
Syria. Raafat Alghanem grew up in Saudi Arabia. He was imprisoned for two years for blogging critically of the Saudi government. After being released from prison in 2011, he was sent to Syria, where he filmed and wrote about the Syrian revolution. For that work, he was imprisoned in Syria. When he was released, he fled to Jordan and now lives in France.